Un mois et demi à la pointe de Sainte-Marine
Pendant un mois et demi, mon atelier s'est installé à la pointe de Sainte-Marine, à Combrit, dans le Finistère.
Chaque année, le même rituel recommence. Vingt minutes de vélo pour rejoindre le site, quelques heures de travail, trois ou quatre aquarelles et dessins sur le carnet, puis vingt nouvelles minutes pour rentrer. Un cérémonial simple, immuable, qui rythme les journées d'été.
La pointe de Sainte-Marine offre une vue exceptionnelle sur plus de 270 degrés de mer. Installé sur mon rocher, je profite du spectacle des bateaux comme depuis le pont d'un navire, sans avoir à subir les mouvements de la houle.
Ici, rien n'est jamais tout à fait identique. La lumière change à chaque heure, les marées transforment le paysage, les couleurs varient au fil des jours. Chaque séance apporte son lot de découvertes.
Cette année, un élément nouveau s'est invité dans l'exercice : la chaleur. Un soleil écrasant, une lumière presque méridionale baignaient ce paysage breton. Une Bretagne aux accents du Sud, éclatante et lumineuse, qui a profondément marqué ces pages de carnet.