Je recherche souvent dans ces lieux le calme et une certaine forme d'isolement. Ce n'est pas chose facile sur cette pointe, tant elle est fréquentée par les touristes. Cette année pourtant, la chaleur a modifié leurs habitudes et l'endroit s'est révélé moins fréquenté.
J'ai donc commencé à oser rester plus près du chemin, m'exposant davantage aux regards des passants, qui pourraient pourtant troubler ma concentration.
J'ai été surpris par le manque de curiosité des gens... ou peut-être par leur savoir-vivre, même si j'en doute.
Le plus souvent, je m'avance sur les rochers et descends au niveau de l'eau, dans des zones plus difficiles d'accès. J'y trouve alors un isolement presque total, tout en étant installé sur l'un des sites les plus visités de la région.
Je ne peins pas pour la relation humaine ni pour attirer le contact. Je n'utilise pas la peinture comme un prétexte pour engager la conversation, un peu à la manière de celui qui promène son chien. Ce que je recherche, c'est la méditation, non la sociabilisation. Je ne souhaite pas davantage devenir un spectacle pour les curieux.