Dans les séries qui vont suivre, deux changements apparaissent. J'ai rempli les deux carnets que j'avais prévus et, plutôt que d'en commencer un troisième, j'ai choisi de revenir au papier libre.
Par ailleurs, afin de stimuler davantage mon imagination et d'accélérer l'évolution de mon style, j'ai repris le dessin. Le dessin n'est pas là pour rechercher la justesse. Il sert avant tout à faire naître des idées. Des cercles, des points, des traits, des signes que je reprends ensuite à l'aquarelle.
Le dessin m'oblige également à observer les détails pour les retranscrire, alors qu'avec l'aquarelle je m'appuyais davantage sur la vision d'ensemble, les formes se construisant naturellement au fil des lavis.
En passant par le dessin, je fixe les formes et je suis contraint de faire des choix. Là où l'aquarelle autorise l'ambiguïté et l'interprétation, le dessin impose une intention plus affirmée.