Séjour en février 2026, à Giardini Naxos, au pied de Taormina.
Au cours de l’ascension, l’Etna se dévoile progressivement. Il apparaît au-dessus des collines et des montagnes, puis sa masse s’impose peu à peu, jusqu’à dominer entièrement le paysage. Avec ses plus de trois mille mètres d’altitude, il exerce une présence comparable à celle du mont Fuji.
Je suis monté bien au-delà du village de Castelmola, au-dessus de Taormina, jusqu’à atteindre des points offrant une vue large sur l’ensemble du paysage et l’ouverture vers la mer.
Ces longues marches comportent toujours une part d’incertitude, presque une peur de se perdre, qui fait partie de l’expérience. Les arrêts deviennent alors essentiels : ils permettent de se poser, d’observer, et de réaliser des aquarelles, notamment face à l’Etna.
Les conditions ont été exceptionnellement favorables ce jour-là, avec un ciel parfaitement dégagé. Les jours suivants, le volcan disparaîtra derrière les nuages, modifiant profondément la lecture du paysage.
Les aquarelles prennent ici une orientation plus montagneuse, presque sauvage, où la présence de l’Etna structure l’ensemble des compositions.