Séjour en février 2026, à Giardini Naxos, au pied de Taormina.
En fin de séjour, les nuages apparaissent.
Il ne pleut pas vraiment, mais les éclaircies alternent avec des masses plus denses qui viennent recouvrir les hauteurs.
Je découvre alors de nouveaux chemins au-delà de Castelmola, ouvrant sur une autre vallée. Mais les sommets disparaissent progressivement dans les nuages. Après l’effort de la montée, le paysage se dérobe, comme suspendu dans le brouillard.
Le regard se porte alors vers le bas.
Le brouillard reste difficile à traiter en aquarelle : ses formes sont instables, peu lisibles, et demandent une simplification extrême. Pourtant, il contient des effets possibles, une atmosphère particulière.
Certains peintres, comme Turner, ont recherché ces situations — tempêtes, bouleversements — pour donner une intensité dramatique à leur œuvre.
Ce n’est pas mon chemin.
Je ne peins plus les figures, ni les architectures. J’ai pu le faire par le passé, à Venise, à Rome ou à Londres, avec plaisir. Mais ce temps appartient désormais à une autre étape.
Aujourd’hui, je cherche une forme de calme.
Ni dans les tourments de la nature, ni dans ceux des hommes, mais dans une relation plus simple au paysage, dans une attention plus silencieuse.