Séjour en février 2026, à Giardini Naxos, au pied de Taormina.
La mer apparaît souvent en arrière-plan, derrière les structures des montagnes. Sa lumière reste très claire, sans jamais atteindre l’intensité du ciel.
En contournant Taormina, en passant par Castelmola et vers des vallées que je découvre peu à peu, le paysage se renouvelle. Les formes deviennent plus familières, et leur simplification s’accélère.
Les montagnes se construisent plus rapidement. Les lignes essentielles s’imposent, et les détails s’effacent. La présence du village et de la forteresse de Taormina introduit une dimension humaine, presque enchantée. J’en conserve la trace, sans chercher à en rendre la précision.
La palette évolue. Les couleurs deviennent moins accentuées, moins dominées par les roses présents dans les premières pages. Le bleu prend progressivement une place centrale.
Dans ma boîte d’aquarelle, quatre bleus dialoguent entre eux, chacun avec sa fonction. Ces nuances permettent d’affiner les rapports, d’ouvrir des variations et de faire émerger une autre lecture du paysage.
La couleur s’éloigne parfois du réel. Elle devient un choix, une interprétation. Un pan de montagne peut être modifié pour renforcer une harmonie ou une tension. C’est dans ces écarts que se construit la force de l’aquarelle, entre perception, sensation et recherche d’une forme de présence.