Stechelberg fut l'heureuse surprise de ce voyage. Après un trajet en train au milieu d'une foule dense de touristes, je craignais de retrouver les excès d'un tourisme devenu omniprésent. Mais au pied du téléphérique, la majorité des voyageurs disparut, absorbée par les itinéraires les plus connus.
En poursuivant jusqu'au terminus, je découvris un autre monde. Un monde de marcheurs, de vallées silencieuses et de sommets vertigineux. Chaque jour, parcourant de longues distances, je dessinais et peignais sur le vif, laissant les paysages guider mon regard.
L'inspiration née dans les salles des musées de Zurich trouva ici son accomplissement. Face à la nature, le dessin et l'aquarelle redevinrent des gestes essentiels, une manière de retenir un instant de lumière et la mémoire d'un paysage en perpétuel mouvement.