Je pars le matin, vers neuf heures. L'air est encore frais. Une rivière issue des glaciers, aux eaux grises et glaciales, traverse la petite plaine de Stechelberg et y apporte une fraîcheur vivifiante.
Peu à peu, la lumière pénètre dans la vallée. Elle révèle les détails des sommets, dessine les reliefs et crée ces jeux d'ombres et de contrastes que je recherche tant. Les flancs des montagnes sont recouverts de forêts profondes et de vastes prairies verdoyantes.
Le sentier s'enfonce ensuite dans la forêt, où les arbres masquent les paysages et invitent à une progression plus intime. Puis, après plusieurs heures de marche parfois, le décor s'ouvre à nouveau : la nature minérale reprend ses droits, imposante et majestueuse, dominée par la roche et les sommets.