C’est une remarque fréquente de mon entourage. Et pourtant, j’y reviens chaque année, poursuivant un travail quotidien durant plus d’un mois, avec une séance le matin et une autre le soir.
Certaines années, rien n’en sort. D’autres, la peinture bascule vers la simple décoration, ou vers une forme de médiocrité. Et parfois, la magie opère.
Je m’entoure de livres que je consulte dans la journée — Gauguin, Klimt et bien d’autres m’accompagnent.
De retour à Budape, dans l’atelier, je me perds dans ces rochers, imparfaits dans les aquarelles. Je les brise, j’ajoute des masses, je transforme leur structure.
Je cherche un équilibre que l’aquarelle avait su trouver spontanément, mais que l’huile exige de construire avec plus d’attention. Là où un simple trait d’aquarelle peut donner vie à une mer ou à une vague, l’huile demande des séances entières : approcher la forme, l’effacer, la reprendre.
Je regrette parfois l’instant, le geste libre et désintéressé de l’aquarelle.